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: 2010 : 2009

Dialogen met kunstenaars in residentie

Interview met Christina Clar
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Christina Clar
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Peux-tu te présenter? Nous parler de ton passé et de ton vécu?
J'ai commencé par la sculpture traditionnelle. Je suis passée par l'école des Beaux Arts, mais ce n’était pas quelque chose d'important, c'était un passage rapide. J'ai commencé très tôt à travailler dans le spectacle, dans les festivals et c'est là que j'ai beaucoup appris. J'aimais bien avoir à faire à quelque chose de concret, et ne pas me retrouver dans un monde abstrait sans contraintes. De travailler en équipe et d’être obligé de trouver des compromis, d’être confronté aux autres et d’être à l'écoute, je crois que ça m'a beaucoup formée.

Parce qu'à l'école des Beaux-Arts tu étais en contact avec le spectacle vivant?
Non, c'est aussi pour ça que je n'ai même pas fini et je n'ai pas de diplôme. J'ai fait une partie de l'Ecole des beaux-arts à Paris et une autre partie à Londres. À Paris, je n'ai jamais trouvé ma place. En France, ça marche beaucoup par catégories et on me demandait souvent pourquoi je n'étais pas dans une école de théâtre. Je trouvais cette réflexion incroyable, qu'une école comme ça n'ait pas l'esprit ouvert…
Donc j'en suis vite venue à travailler dans le monde du spectacle parce que je trouvais que c'était plus ouvert. Et puis pour moi rester à travailler dans mon coin, dans un atelier, ça ne me correspond pas et ça ne correspond pas au moment où je vis les choses. Ça n'empêche pas que chacun ait son propre espace lorsqu'on travaille en collaboration, mais il est vrai que de m'exclure du monde pour travailler comme un principe, je ne ressens pas ça comme étant très contemporain.

Tu trouves que le milieu du spectacle vivant est beaucoup plus ouvert?
Ça dépend, ça peut ne pas être ouvert non plus, ça dépend beaucoup des gens et ça dépend aussi des lieux. À Bruxelles, il y a beaucoup ce mélange et ces échanges, c'est un peu comme à Londres, on trouve beaucoup ce genre de choses. Ce n'est pas comme si tu avais une case et qu'il fallait que tu y restes. Et j'aime beaucoup jouer avec les limites, mélanger, pour voir jusqu'où l’on peut aller. Mais du coup c'est un peu difficile de définir ce que c'est.
Pourtant, j'ai aussi fait de la postproduction, du montage son et vidéo où tout est très calé et c'est très bien aussi. La collaboration se fait à un autre niveau.
Mais c'est vrai que j'aime bien cet espace, cette tension qui existe entre une confrontation réelle et physique avec quelqu'un et tout ce que l'on peut amener avec des images, de la vidéo et du son.

Ton travail mélange donc ces trois choses: images, sons et technologie?
Oui, souvent, mais cela dépend aussi du projet. Je suis arrivée au son et aux images par un cheminement. J'ai fait beaucoup de photographies, mais il me manquait le mouvement, le rapport au temps et à l’oubli ou à ce qu’on ne peut pas saisir. Et dans l'image et surtout dans le son, j'ai trouvé un rapport très personnel à la perception. Quand on écoute quelque chose, lorsqu'on ferme les yeux, on crée un espace personnel. Et l'écoute est également très liée au lieu et à l'espace. J'ai commencé par la sculpture qui est très liée à l'espace et c'est vrai que le son est aussi très lié à l'espace, selon le milieu dans lequel on se trouve les choses sonnent très différemment.

Ton travail a-t-il des thématiques?
Je pense qu'il doit sûrement y avoir un fil rouge mais je ne vais pas chercher des thèmes avec un but précis. Il y a toujours une chose qui me conduit vers une autre, qui m’interpelle. Pour ce projet-là, au tout début, je discutais avec un ami, l’artiste Peter Jap Lim, à propos de l'enlèvement d'Europe dans la mythologie grecque. Nous avons commencé à réécrire cette histoire et à l'amener ailleurs. Lui comme moi, nous avons été influencé par plusieurs cultures et pays, il y avait un peu cette quête de savoir comment on vit avec ces ingrédients qu'on mélange, comment les autres vivent avec. Ce sentiment et ce questionnement, nous l’avons en commun et nous avons donc décidé d’en faire quelque chose. Mais ce n'était pas une décision prise au préalable que de travailler sur la migration et le 'cultural shifting'. C'est quelque chose qui nous habite et je pense qu'aujourd'hui c'est un thème très présent, même si ça peut sonner un peu 'bateau' parce que c'est un thème récurent. Mais je pense que dans les années à venir ça restera un sujet très important, culturellement comme socialement.

Peut-on voir un rapport entre cette zone intermédiaire et les disciplines hybrides comme ce que tu pratiques?
Oui tout à fait, parce que lorsqu'on bouge on est toujours dans des espaces entre. Quand on va ailleurs ça ne veut pas dire qu'on a tout oublié de la où l’on vient, il y a plusieurs espaces et plusieurs langues qui cohabitent. Je dis que je suis autrichienne mais ça fait 15 ans que je ne vis plus en Autriche, ça va bientôt faire plus de temps que je vis à l'étranger que là-bas… Je pense que de se sentir étranger c'est une expérience qui se vit avec le corps. Et quelqu'un qui n'a jamais bougé ou qui n’a jamais fait l'expérience de s’exprimer dans une autre langue ne peut peut-être pas le sentir. C’est un état constant d’entre deux…

Comment parles-tu de ça dans ton travail?
Ça dépend souvent du projet qui fait que tel où tel médium devient évident. Là, dans ce projet, je ne me voyais pas utiliser des images. Au début, on voulait faire un truc énorme qui s‘appelle 'Kidnapping Europe' et on devait faire un film que l'on n'a pas fait, sur cette idée de l'autre, qui était censé s'appeler 'You' : une vue sur la mer et des phrases qui tentent d’expliquer ce que 'you', l’autre, peut signifier.
Et puis on voulait faire une installation, qu'on a fait. Nous sommes allés à Los Angeles, qui est un des carrefours migratoires comme Beijing et d'autres, avec dans la tête toutes ces immigrations qui ont eu lieu aux Etats-Unis au début du siècle dernier, mais sauf qu'aujourd’hui à L.A, tout s'est décalé et les Européens sont là depuis longtemps. Maintenant les flux viennent d’Asie, d'Amérique du sud et d'Amérique centrale.
On y est allé avec l'idée qu'on enlevait Europe une deuxième fois et qu'on essayait de la retrouver là-bas. Pas forcément pour la retrouver en tant que nationalité mais pour trouver des parallèles entre ces gens qui partent (pour de multiples raisons) et cette Europe qui est enlevéecontre sa volonté et qui donne son nom à un continent qu‘elle ne connaît pas. Car dans le récit mythologique, Zeus l'a enlevée de Sidon (ce qui est aujourd'hui le Liban) et l'a emmené en Crète, et d’un point de vue mythologique c’est la raison pourquoi l'Europe s'appelle Europe. C'est une immigrante qui a donné son nom à notre continent.
Donc c'était le point de départ, et nous avons cherché à trouver des gens à L.A qui sont partis de leur pays pour leur demander comment leurs idées, rêves et vision se sont transformés, et comment ils avaient vécu et vivent ce changement. C’étaient des rencontres superbes avec des personnes très différentes, qui partagent cette expérience d’une scission. C'était la partie installation. On voulait aussi créer un parfum parce que Europe, avant d'être enlevée, cueillait des fleurs et ramenait ainsi un parfum de son pays, et nous avons travaillé avec un parfumeur, mais manque de moyens ça ne s'est pas fait.
On a travaillé aussi avec un label et des musiciens avec l'idée qu'ils s'inspirent d'autres influences musicales que les leurs et il y a un CD qui est sorti.
Donc ça c'était le projet énorme. On en a fait deux parties et c'est déjà pas mal.

Quelle partie montreras-tu ici?
C'est une partie de ce qui a été montré à L.A. Là-bas, c’était une installation ensemble avec le co-auteur de cette idée énorme, l’artiste Peter Jap Lim, qui a habité un espace avec des dessins sur feutre et des objets. Ma contribution était une installation sonore multipiste. Mais je n'étais pas satisfaite de la forme que nous avons trouvée à L.A, parce que c'était dans une petite pièce d’une galerie qui n'était pas pour moi un bon lieu d'écoute. Mais c’était important pour nous de la montrer d'abord à L.A.
Je voudrais trouver une forme qui correspond à cet univers sonore. C’est difficile, surtout que nous vivons une époque très visuelle. Ce n’est pas rien de demander à un spectateur de faire l’effort de l’écoute, surtout quand il n’en a pas vraiment l’habitude, quand écouter est surtout écouter en faisant autre chose en même temps. Je pense qu’il faut donner des pistes pour rentrer dans ce paysage sonore. C’est pour ça que deux autres artistes m’ont rejoint sur ce travail, l’acteur-danseur Matías Chebel, et Ragnar Chacín, un cinéaste. Matías est argentin, Ragnar vénézuélien. Ils ont leur part d’expérience et de vécu dans le passage des frontières et
la vie à multicouches culturelles… Et grâce à ça, il y a cette idée de frontières qui est de nouveau présente, car je pense qu'il faut ça pour comprendre la base du projet. On va voir, mais on est en train de chercher un territoire commun, quelque chose qui nous ressemble, mais qui ne nous appartient pas. Est-ce que ça va parler au public ou pas, ça on verra bien…

Lorsque tu fais un travail comme ça, tu le présentes seulement une fois?
C'est vrai que c'est un travail énorme que j’ai très peu montré. Je l'ai montré une fois à Paris et une fois à Bordeaux (en dehors de la véritable présentation à L.A.), mais c'était à chaque fois dans un cadre très intime. Il y a un rapport très fort au son. Ce sont des bouts d'interview de migrants et des sons de déplacements, des soundscapes de L.A. qui sont mixés par un ordinateur en temps réel. Je ne me sentais pas établir moi-même un ordre ou imposer un montage, étant donné qu'en plus il n'y a pas de linéarité. J’ai découpé les interviews selon des catégories, l'ordinateur va piocher dans des zones de sons et des catégories selon une matrice.

C'est pour ça que j'aime bien l'espace principal des Bains, on peut y déambuler, écouter des bribes et repartir. C'est comme lorsqu'on entend des conversations, sans avoir rencontré les gens en personne, on perçoit des bribes.
Il y a des groupes de haut-parleurs qui se répondent et le danseur va y chercher un parcours, peut-être tenter d’y répondre. Le cinéaste interviendra aussi, mais il ne fera pas de mixage en live, il agira plus au niveau des lumières.
C'est l'espace dans lequel je travaille qui est central et qui apporte la réponse à comment nous allons traiter ça.

Est-ce que tu trouves une ligne de conduite à tous tes travaux?
Une ligne de conduite, je ne sais pas, mais pour moi ça reste cohérent, même s’il y a plein de choses différentes. Mais peut-être c’est uniquement la personne qui relie le tout ? Il y a le rapport au son, il y a une résonance… Et aussi le travail de l'image qui peut être séparé ou non. C'est vrai que j'ai fait des clips d'animation aussi, mais ils étaient faits pour mon site Internet, c’était un travail dédié. Le médium est en rapport avec le travail, il doit être en phase avec ce que ça raconte. Et raconter quelque chose sur un site ou dans une installation n’implique pas des façons de travailler très différentes.

J'ai une question qui peut être liée. Est-ce que tu penses que l'artiste ou l'art peut avoir une fonction?
C'est difficile car chaque artiste et chaque être vivant est concerné et a son opinion.
Dans ce que je fais, il y a toujours cette idée que chacun à son angle de vue et qu'il suffit de faire un pas à gauche pour que tout change. Du coup, la constellation du monde peut être radicalement différente. La vision du monde n’est pas une chose universelle, il y a toujours un petit quelque chose (ou une écart énorme) qui change pour chacun d'entre nous et l’on pourrait peut-être mieux comprendre les autres si on gardait ça dans un coin de la tête.
Mais il y a toujours un lien entre tout et l'art est aussi là pour trouver cette chose qui nous relie. Mais tout ça est très personnel.
Et c'est ce qui est important aussi pour moi dans un travail artistique: sentir d’où ça vient. Les choses qui sont trop abstraites et distantes ne me parlent pas beaucoup, j'ai besoin de ressentir le cheminement personnel, de trouver des liens. Parce que c'est ce qui fait que chacun est là aujourd'hui de cette façon-là.

Il y a toujours cet espace 'entre' les choses personnelles et les choses universelles. Parce que même un homme qui est PDG, il a ses rêves. On a tous ça, c'est très humain, on n'est pas tous bornés. Même s'il y a des classifications qui sont faites, nous sommes tous un mélange aujourd'hui. On a tous plus ou moins cet entre-deux. C'est vrai que le lieu où l'on grandit est très important même si ça ne fait pas tout. Le problème, lorsque l'on essaie de classifier les choses, c'est qu'elles deviennent très artificielles car on les sépare de leur environnement. Le concept de nation est très lié au 19ème siècle et je pense qu'on est en train de passer à autre chose. Même si les institutions ont du mal à suivre car il faudrait trouver un autre système et que c'est assez lourd. Et même si ce sont des surfaces énormes à gérer, je pense qu'une communauté comme l'Europe est possible à gérer, si on arrive à exister encore dans des décennies. C'est quelque chose de possible parce que notre histoire commune est l’histoire de tous ces peuples qui ont bougé.

Qu'est-ce qui t'inspire?
J'ai toujours beaucoup de mal à dire ça. Il y a toujours des gens qui t'inspirent, comme pour moi Giacometti mais ce n'est pas très présent dans mon travail actuellement.
Pour ce projet ce sont vraiment beaucoup de rencontres qui m'ont inspirée. Des gens qui prennent conscience de leur culture et qui ont envie de la transmettre. Car chaque vie est différente et c'est ça qui m'inspire. Mais tout est parti de plusieurs rencontres.
J'ai aussi lu beaucoup de livres sociologiques à propos des façons de se regrouper dans le monde et beaucoup de livres d'histoire aussi.
Il y a aussi Gloria Anzaldúa qui a écrit un livre qui s'appelle 'Borderlands'. Elle est du Texas mais d'origine Mexicaine, et elle est lesbienne; et elle décrit parfaitement cet espace d'entre deux dont on parlait tout à l'heure. Et moi je me retrouve vraiment là-dedans alors que je ne suis ni métisse, ni lesbienne, mais elle parle de quelque chose que je ressens, une scission.
Après il y a des travaux de plasticiens. J'aime bien les installations où l'œuvre est indépendante de l'artiste, où ça prend vie. J'ai vu une installation de Jan Lauwers à Bozar pendant Bruxelles Bravo avec des danseurs et j'y suis allée deux fois, et l’énergie était complètement différente. La première fois, il y avait très peu de public et l’attention des performeurs était très canalisée, et l'autre, un dimanche en fin d'après-midi, c'était beaucoup plus diffus. Et c'est ça qui m'intéresse, ces différences de perception.
Même si j'ai fait des bandes sonores qui sont des objets en soi, j'aime quand le hasard apparaît dans l'intervention. J'aime quand il y a cette idée de confrontation instantanée où tu ne peux pas esquiver celui qui est en face. J'aime les moments où il faut être dans le lieu, avec la personne, pour sentir les choses.

Et tu essaies de retrouver ça dans tes installations?
Pour ce projet, oui. C’est très difficile à documenter. Parce qu’il y a du son qui bouge dans l'espace et si tu écoutes seulement un enregistrement stéréo, ça ne veut plus rien dire. Il faut que ce soit senti et entendu dans l’espace, car c’est lui qui fait le son.
Mais je ne suis pas vraiment dans le spectaculaire, j'aime beaucoup les petites choses qui parlent d'une présence.
C'est vrai aussi que ça fait un moment que je m'éloigne des galeries et des musées. Parce que je trouve que l'espace dans lequel on montre un travail est très important. Et l'espace des galeries ou des musées est un espace trop artificiel. La vie n'est pas là et j'aime bien me sentir proche de la vie. Ce sont les espaces comme ici où je me sens plus à l’aise.
Je me sens bien à Bruxelles parce qu'il y a la présence de plusieurs langues et pas de concept de l'Identité'. En Belgique, j’ai l’impression que l'identité, c'est quelque chose qui est en train de se faire. Parce qu'on ne naît pas avec une identité, c'est quelque chose qui se travaille et qui se cherche, qui se développe.



Est-ce que tu pourrais me donner un titre de livre pour rajouter à notre bibliothèque?
Il y a ce livre de Gloria Anzaldúa qui est écrit à moitié en espagnol et à moitié en Anglais, 'Borderlands'.
Il y en a un autre auquel je pense là maintenant, mais c'est en Allemand et le titre ressemble à quelque chose comme 'le début et la fin de la terre et du ciel n'a pas de nom'. C'est une rencontre entre deux éditeurs, Albert et Karl H. Müller, et un scientifique, Heinz von Foerster, qui est à l'origine de la cybernétique, qui est mort il y a quelques années, et qui a travaillé à un moment où la science était prise au sens large. Donc il a travaillé sur l'intelligence artificielle ou encore en ethnologie et ce dialogue s’est fait. Le livre retranscrit 5 ou 6 jours de discussions sur une interrogation quant à l'origine du monde et comment tout est relié et imbriqué. C'est un livre génial.
John Berger, 'The shape of a pocket'; j'ai beaucoup d'estime pour lui. C’est quelqu’un qui a vraiment gardé son esprit critique, qui a gardé un espace de réflexion à lui, ce qui est difficile parce qu'on est toujours influencé. Il a un don incroyable à observer. Dans ce livre, il parle beaucoup de peinture, ou plutôt de comment il la regarde, mais toujours avec des mots très simples et beaucoup d’espace. Il y a aussi un échange de lettres avec le Subcommandante Marcos qui m’a vraiment touché. Jaime sa capacité à parler de ce qu'il ressent.

Est-ce que tu pratiques quelque chose tous les jours?
J'essaie au quotidien de m'arrêter et d'écouter, au travers de rencontres ou lorsque j'ouvre ma boîte aux lettres; j'essaie de regarder autrement. Et c'est dur parce qu'on a toujours tendance à essayer d'être efficace et être efficace ce n'est pas toujours la solution. J'essaie d'être consciente des choses, de la mémoire des gestes. Et il y a ça dans beaucoup de cultures, comme en Amérique du sud. Chez nous on a un peu oublié ça, d'avoir un rapport au quotidien. Pour essayer de ne pas travailler comme une machine.
Mais c'est plus dans ma tête qu'une pratique au quotidien car ma vie n’est pas très régulière et je n'ai pas vraiment de choses qui se ressemblent chaque jour.
Voilà, j'essaie de trouver des moments pour respirer.

Et tu écris?
Oui mais pas de façon régulière, j'écris quand j'en ai besoin… j'adore être en déplacement, parce que je me sens beaucoup plus légère et c'est à ces moments-là que je me sens ouverte, donc je dessine beaucoup, j'écris beaucoup.
03 04 2007

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