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ARCHIVE 09 April 2005 - back

Toonmomenten door kunstenaars in residentie

L’ANIMAL DU TEMPS
9+10 April om 20:30
Aanpassing voor de scène naar « Discours aux Animaux »,
van Valère Novarina, door Valère Novarina.
Acteur : Léo Liotard
Scenografie : Marjolaine Grandjean
« La parole nous a été donnée non pour parler mais pour entendre ...
Ici : où nous sommes prisonniers des mots et délivrés par la parole, prisonniers de l’espace et délivrés par la respiration, prisonniers du temps et délivrés par la mémoire - délivrés de l’homme par la prière. Ici, où nous n’étions pas des bêtes qui avaient quelque chose à dire mais des animaux traversés par la joie de parler. ...
Un vide est au milieu du langage, hors du corps et au milieu de nous. Il y a, en toutes choses, au centre, le creux de cette place muette, la prière : le lieu, en chacun de nous - en tous lieux et ici -, d’une détresse sans sujet et d’une joie sans raison. »
Zat 9 Apr


« La parole nous a été donnée non pour parler mais pour entendre ...
Ici : où nous sommes prisonniers des mots et délivrés par la parole, prisonniers de l’espace et délivrés par la respiration, prisonniers du temps et délivrés par la mémoire - délivrés de l’homme par la prière. Ici, où nous n’étions pas des bêtes qui avaient quelque chose à dire mais des animaux traversés par la joie de parler. ...
Un vide est au milieu du langage, hors du corps et au milieu de nous. Il y a, en toutes choses, au centre, le creux de cette place muette, la prière : le lieu, en chacun de nous - en tous lieux et ici -, d’une détresse sans sujet et d’une joie sans raison. »


Valère Novarina, « Devant la parole » - extraits.

« L’Animal du temps » de Valère Novarina est un monologue où l’on perçoit la parole - pour peu qu’elle soit portée - au-delà du langage, au-delà des mots.
L’énergie de l’écriture ne réside pas dans la production immédiate de sens par un tissu de mots et d’informations donnés qui formeraient un récit cohérent, mais plutôt dans ce qui ressemblerait à une explosion du langage et du discours. Pourtant quelque chose parle.

Nous nous sommes approchés de ce texte il y a un an, pendant une dizaine de jours, dans de grands espaces, à la campagne. Nous avions trouvé une manière de travailler qui nous intéressait vivement et nous semblait en rapport fort avec l’écriture du texte elle-même : l’acteur était seul planté comme une antenne en un point du lieu. Il recevait mot par mot, petits groupes de mots par petits groupes de mots, le texte et les inscrivait physiquement dans l’espace, par des gestes qu’il cherchait au plus près de ses sensations. Nous avons donné à ces gestes le nom d’« anthropoglyphes » - mot utilisé par Novarina lui-même qui signifie « signaux humains », « signaux d’humains ».

Au mois d’août, nous avons repris cette recherche aux Bains pendant deux semaines, et sommes arrivés au terme de cette période à la première moitié du texte. Nous travaillons en décembre dans la grande salle du rez-de-chaussée de If-asbl durant une dizaine de jours à nouveau, espérant arriver peut-être à une première approche du texte dans son entièreté, à moins que le travail ne nous emmène ailleurs et ne nous demande une lenteur plus grande. L’idée serait d’arriver à une forme aboutie de cette pièce lors d’une ultime phase de création au printemps prochain.

Comme nous avons travaillé aux Bains cet été, et que l’inscription dans ce lieu a été une chose forte, notre envie serait d’y poursuivre et aboutir cette recherche, puis d’y représenter la pièce.
Le lieu, une ancienne piscine, chargé d’énergies multiples, passées et présentes, nous a redonné quelque chose que nous avions trouvé dans les bois : l’ampleur, une certaine qualité de vide - et les fantômes... Nous ne travaillons pas directement sur la mémoire du lieu, mais l’endroit nous appelle au texte tout autrement qu’un vrai théâtre.

06 02 2005

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